mardi 14 février 2017

L'oiseau des neiges de Tracy Rees.

Salut les poulets,

Aujourd'hui,

L'oiseau des neiges de Tracy Rees.

Janvier 1831. Aurelia Vennaway, huit ans, héritière d'une riche famille aristocratique du comté de Surrey, découvre lors d'une promenade dans les bois du domaine familial un nouveau-né bleu de froid, posé à même la neige. Malgré l'hostilité de ses parents, elle réussit à leur faire recueillir l'enfant, qu'elle baptise Amy Snow. A ses dix-huit ans, on découvre à Aurelia une maladie qui lui laisse peu de temps à vivre. Elle décide donc de partir en voyage quelques mois. Avant de mourir, elle laisse pour Amy une série de lettres qui vont l'aider à découvrir qui elle est et lui transmettre l'héritage qui lui revient. Amy s'embarque alors pour un périple aux quatre coins de l'Angleterre, avec, à chaque étape, une énigme à résoudre.

Amy est dévastée à la mort de son amie de toujours, Aurelia. Celle-ci l'avait recueillie alors qu'elle n'était qu'un nourrisson abandonné dans la neige. Contre l'avis de ses parents, elle avait gardé et protégé du mieux qu'elle pouvait ce bébé trouvé par miracle au beau milieu d'un champ enneigé.. La vie sera tout de même rude pour la jeune fille qui sera toujours détestée par l'entourage de sa protectrice. À sa mort, elle n'a d'autre choix que de partir loin.. mais Aurelia n'en a pas fini avec elle. Avec des lettres disséminées un peu partout en Angleterre, elle va pousser la jeune fille à découvrir le monde et à se découvrir elle-même.


J'ai mis du temps à chroniquer ce livre. Je ne savais pas vraiment quoi dire, je l'ai aimé mais.. sans plus. L'histoire de base avait pourtant tout pour me plaire: une héroïne pauvre détestée de tous aidée par une autre femme au grand cœur qui, à sa mort, décide de la lancer dans une chasse au trésor à travers l'Angleterre.. le principe était génial mais j'avoue m'être un peu ennuyée. Il y avait au final peu d'action et beaucoup de redondance. Amy ressasse souvent les mêmes choses, on nous rappelle constamment à quel point elle a été détestée pendant presque toute sa vie, à quel point elle a été protégée par Aurélia.. Pendant son voyage elle est constamment perdue, constamment étonnée. Beaucoup de pensées et de sentiments répétitifs qui m'ont vite lassée. Les voyages auraient pu changer la donne mais même pas, cette héroïne un peu fade à mes yeux éteignant tout semblant d'intérêt pourtant relancé parfois avec des personnages plus hauts en couleurs. La dernière grosse bêtise de l'auteure sont les clichés tout au long du roman, des clichés qu'on retrouve dans les vraies romances, avec des voies proposées et des choix faits que l'on devine dès la première seconde tellement c'est gros comme une maison.

Rien de transcendant donc, juste un bon moment. C'est rare que j'aie si peu à dire sur un livre mais là je n'arrive pas à m'étaler. C'était bien, c'était divertissant mais sans plus. Je ne garderai pas un grand souvenir de ce livre, peut-être en attendais-je trop face à un résumé trop alléchant? Cela arrive.


Des bisous!

vendredi 10 février 2017

La cabane à 13 étages d'Andy Griffiths et Terry Denton.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

La cabane à 13 étages d'Andy Griffiths et Terry Denton.

Andy et Terry vivent dans une cabane à treize étages, dans les arbres, avec bowling, bassin de requins mangeurs d'hommes, lits qui se font tout seuls, lianes pour se déplacer de pièce en pièce, fontaine à limonade et machine à chamallows entre autres. Ils passent leur temps à s'amuser alors qu'ils sont censés écrire un livre.
Andy et Terry sont deux enfants qui vivent dans une magnifique cabane à treize étages. Une cabane incroyable où l'on ne s'ennuie jamais: il y a un bowling, un laboratoire secret, un toboggan géant, un exterminateur de légumes, une fontaine à limonade.. et même un bassin de requins mangeurs d'hommes! Andy et Terry ont aussi un travail, ils écrivent et dessinent des livres. Malheureusement, ils rencontrent un petit problème d'inspiration.. c'était sans compter sur l'esprit tordu de Terry qui va leur faire vivre des aventures plutôt extraordinaires.


Je ne savais pas du tout à quoi m'attendre avec ce roman, je trouvais la couverture et le résumé plutôt alléchants du coup je me suis lancée avec pas mal de motivation. Même si je ne suis absolument pas le public visé, je dois avouer que j'ai trouvé ce petit roman délirant et même plutôt carrément génial.

Quand je dis que je ne suis pas le public visé c'est qu'il y a très peu de texte et énormément de dessins. En fait, je l'ai lu en quinze minutes top chrono, le tout en regardant bien à chaque fois chaque illustration. Il se passe énormément de choses mais tout se passe très rapidement, on n'a pas le temps de souffler une seconde que les événements s'enchaînent sans qu'on n'ait eu le temps de dire "ouf". Pour les enfants, c'est une excellente chose, forcément. Andy et Terry sont deux petits héros auxquels ils s'identifieront facilement, j'irai même jusqu'à dire qu'ils adoreraient être à leur place! Leurs aventures partent dans tous les sens, c'est totalement saugrenu, totalement ridicule.. et donc follement drôle. Des singes de mer qui se transforment en sirènes, des bananes géantes, un chat transformé en canari.. juste parfait.

Le côté illustré apporte bien sûr un gros gros "plus" au livre, il y a des dessins sur chaque page (ou presque) et ils prennent même souvent plus de place que le texte lui-même. C'est un bon livre à présenter à ceux qui ne sont pas des fanas de lecture, il y a de quoi leur faire changer d'avis!

Bref, j'ai adoré, je le garde précieusement jusqu'à ce que mes nains soient capables de le lire, j'ai hâte!



Des bisous! 

jeudi 9 février 2017

La princesse blanche de Philippa Gregory.

Salut les poussins,

La princesse blanche de Philippa Gregory.

La Princesse Blanche clôture la saga historique de Philippa Gregory sur la Guerre des Deux- Roses. Ce conflit historique de premier ordre pour la succession du trône d'Angleterre se déroule entre 1455 et 1485, entre deux maisons : les Lancastre et les York. L'emblème de la maison de Lancastre était la rose rouge, tandis que celui des York était la rose blanche, ce qui donna son nom à cette guerre, mais aussi au roman de Philippa Gregory. L'auteur raconte la fin de cette guerre et ses conséquences, à travers le regard de la princesse Elisabeth York (rose blanche) dont le mariage forcé avec Henri VII (victorieux contre Richard III, qu'elle aimait et aurait dû épouser), met fin à la guerre des Deux-Roses et la couronne reine. Son avenir ne sera pourtant pas radieux : ses deux frères Richard et Édouard, sont présumés morts. Elle doit faire face aux intrigues de cour. D'un côté, sa mère fomente des rébellions pour reconquérir le trône. De l'autre, la mère d'Henri prend toutes les décisions à la place de son fils. De plus, plusieurs révoltes menées par des imposteurs se prétendant prince d'York viennent troubler l'équilibre si précaire de la couronne. La fin de la Guerre des Deux-Roses, souvent considérée comme le passage entre le Moyen Âge et l'époque moderne, moment fondateur pour l'État anglais, est ici racontée avec brio par l'une des plus talentueuse romancière du genre, qui choisit de faire parler les femmes que l'Histoire a trop souvent tendance à oublier.

Elisabeth - fille d'Edouard IV et d'Elisabeth Woodwille est perdue. Après la mort de son grand amour - et prétendant au trône d'Angleterre - elle perd ses titres, ses possessions et même son nom. Sa famille tout entière va se retrouver dans un flou plutôt dérangeant, attendant avec impatience la décision du nouveau roi sur le destin qui les attend. Heureusement pour elle, la mère d'Henry VII est intelligente et compte bien profiter du nom de la jeune fille afin de se faire accepter par le peuple - espérant réunir officiellement la rose rouge et la rose blanche.. 


J'étais incroyablement emballée par la lecture du roman de Philippa Gregory, qui est en fait un peu la suite de La reine clandestine que j'avais également eu la chance de lire. J'avais adoré ce premier tome qui était passionnant et ce malgré ses digressions magiques un peu surprenantes. Ce deuxième m'a, il faut le dire, beaucoup moins convaincue, à un tel point que j'ai eu du mal à le finir.

La raison en est toute simple: l'histoire toute entière est d'une redondance sans nom. Le début avait pourtant bien commencé: nous retrouvons Elisabeth Woodwille mais surtout sa fille qui a vu son grand amour Richard, prétendu roi d'Angleterre, se faire tuer par le prétendant opposé, le prétendant Tudor, celui qui deviendra Henri VII. Par quelques manigances politiques, Elisabeth se retrouve mariée à Henri VII, une union censée mettre fin à la guerre des Deux-Roses et remettre le pays sur la voie de la paix.. Il n'en sera bien évidemment rien puisque toute sa vie Henri VII se battra contre les fantômes des frères de sa femme, les fameux petits princes d'York disparus de la Tour des années plus tôt, des enfants dont la disparition sert à certaines personnes peu scrupuleuses et qui essaient d'en profiter pour mettre un pion sur le trône d'Angleterre.

Henri VII n'est déjà pas un personnage très attachant à la base. Il a passé son enfance caché, persuadé par une mère dévote à la limite de la folie qu'il est né pour être sur le trône, chose qu'il réussit par un heureux concours de circonstances. Malheureusement pour eux, leur coup d'état ne suffira jamais réellement, ni même son mariage avec Elisabeth censé être le symbole de la réunion des York et des Tudor. Henri est lâche, Henri est faible mais aussi colérique, soumis à sa mère, renfermé, peu sûr de lui.. Bref, il n'a rien d'un roi et surtout pas toutes les qualités de ceux qui l'ont précédé. Elisabeth le déteste, au début, mais leurs enfants finit par les rapprocher, à son grand étonnement. Malheureusement il est inconstant et surtout ils ne sont pas du tout du même monde: Henry a grandi dans l'ombre, caché en Bretagne, sa mère fomentant petit à petit un plan pour le mettre sur le trône, comptant sur le peu d'alliés qui les avaient suivis. Elisabeth, elle, a grandi sous l'aile de parents magnifiques et aimés de tous, dans des palais magnifiques, entourés de choses parfaites et joyeuses, que ce soit des vêtements, des bijoux, des danses, de la musique.. Ils sont totalement à l'opposé l'un de l'autre et le rappel constant de cette distance était épuisant à la fin, surtout ajouté à ça les crises constantes et puériles de ce roi qui ne réussit même pas à se faire aimer de son peuple.

Dommage donc! Si j'ai été ravie de replonger dans l'époque et dans le style de Philippa Gregory, ces personnages et leur histoire redondante ne m'ont pas réellement convaincue. J'espère quand même que d'autres romans de l'auteure seront vite traduits, elle est bien trop méconnue ici alors qu'elle a à son actif un nombre de romans publiés plutôt impressionnant! 


Des bisous!

vendredi 3 février 2017

Rêves d'Orient: Mon musée idéal par Serge Moati et Edwart Vignot.

Salut les poussins,

Aujourd'hui:

Rêves d'Orient: Mon musée idéal de Serge Moati et Edwart Vignot.


Serge Moati est journaliste, scénariste, écrivain, réalisateur, journaliste.. Mais ce qui le relie à ce livre est sa ville d'origine: Tunis. L'Orient, il le connaît, il adore. Il est né avec, il a grandi avec et continue encore aujourd'hui de l'admirer - et même de le collectionner. Dans ce livre incroyable (et énorme, afin de profiter au mieux des œuvres d'art) nous découvrons toutes sortes d'œuvres. Tableaux, sculptures, objets de décoration.. À travers tout ça, nous découvrons un univers incroyable. Un univers chaud, sensuel, doux, profond.. On y voit des choses magnifiques et d'autres plus laides, à chacun ses goûts. On y voit des tableaux classiques, d'autres plus abstraits. Des petites décorations de tous les jours aussi, qui semble peu dignes d'intérêt mais qui le sont aux yeux de Serge Moati - et qui arrive à passer cet enthousiasme à son lectorat.

Chaque œuvre a une légende, bien entendu. Certaines - moins connues et moins intéressantes - n'ont droit qu'à une citation, toujours d'auteurs marquants: Baudelaire, Lamartine, Nerval.. parfois même Serge Moati lui-même. Parfois, ce dernier nous entraîne dans ses souvenirs, son ressenti, son passé.. Il nous explique pourquoi il a choisi telle ou telle œuvre, les souvenirs qu'il en a, pourquoi elle le touche, la manière dont elle est faite.. On en apprend sur l'œuvre mais aussi sur l'homme qui l'a choisie.

J'aime la peinture. J'aime l'art de manière générale.. et j'aime l'Orient. Je ne pouvais qu'apprécier ce voyage culturel incroyablement passionnant que je feuillette encore régulièrement, le livre me dévoilant encore et encore quelques anecdotes, quelques beautés méconnues.. Gros coup de cœur pour Juive de Tanger de Charles Landelle. J'ai honte de ne pas l'avoir connue plus tôt, tellement elle est Belle, tellement elle dégage une aura poignante.. 



Des bisous!